Discours du Ministre des affaires étrangères de la République de Madagascar pendant l'ouverture des travaux du 34ème session de la Conférence Ministérielle de La Francophonie
25.11.2017

Mesdames et Messieurs les Ministres, Chefs de délégations

Madame la Secrétaire Générale,

Mesdames et Messieurs,

Avant de commencer mes propos, je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour votre présence à cette 34ème rencontre ministérielle en vous souhaitant la bienvenue à Paris. Votre présence à cette Conférence nous montre l’importance que vous lui accordez et ce malgré vos nombreuses obligations et le changement récemment intervenu dans l’organisation. Permettez-moi avant toute chose d’observer avec vous une minute de silence pour toutes les victimes d’actes de violence, de guerre, de terrorisme dans le monde entier et particulièrement dans notre espace francophone. Je salue les délégations de la Nouvelle-Calédonie, de l’Argentine, du Canada-Ontario et de la Corée, qui prennent part pour la première fois à nos travaux, à la suite de leur admission au sein de l’OIF en novembre dernier, en tant que membre associé ou Observateurs.

Je tiens à  exprimer ma profonde gratitude aux Autorités françaises d’avoir acceptée d’héberger notre session.

Je voudrais m’adresser tout particulièrement aux Autorités togolaises pour saluer cette décision, aussi difficile qu’elle fût, de ne plus accueillir notre Conférence à Lomé, suite à la situation qui y prévaut.  Je n’ose mesurer tous les efforts entrepris jusqu’ici. Soyez assuré du soutien de la grande famille de la francophonie. C’est aussi pour cela que nous avons tenue à garder le thématique retenue pour Lomé.

Je souhaite également rendre un vibrant hommage à la Secrétaire Générale de la Francophonie, et toute son équipe, pour leurs abnégations en faveur de notre organisation. Je sais votre volonté d’affirmer le leadership de la Francophonie dans les Instances internationales et je vous en suis reconnaissant. 

Mesdames et Messieurs,

Depuis la tenue de notre première Conférence en 1992 ici même à Paris, notre Instance s’est toujours focalisée sur les enjeux mondiaux mettant en exergue la volonté de la Communauté francophone à renforcer sa présence sur la scène internationale.

Au fil des années, la Francophonie n’a cessé d’être à l’avant-garde dans la recherche de solutions aux défis auxquels le monde doit faire face. Dans toutes ces réunions, la Francophonie avance des pistes de réflexions et propose des solutions alternatives réalistes et réalisables pour aboutir à l’objectif ultime de la paix et du développement.

A ce titre, je salue le choix des Autorités togolaises d’avoir placé cette Conférence sous le thème « Economies nouvelles : économie bleue, économie verte : nouveaux moteurs de croissance, de création de richesse, d’inclusion sociale et du développement durable». Plus qu’une simple vision, ce thème nous incite à aboutir à de véritables engagements si nous aspirons à léguer aux générations futures un monde meilleur. Il s’agit ici d’œuvrer à la transformation du monde en exploitant ces nouvelles économies, ce capital naturel afin que tous puissent partager les fruits d’un développement durable, juste et équitable.

Comme d’aucuns le savent, la transition vers un mode de développement vert et bleue, plus respectueux de l'environnement est un impératif majeur inscrit dans les différents agendas internationaux. Cette ambition est en effet traduite dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) à travers l'objectif 8 sur le travail décent et la croissance économique, l'objectif 12 sur la consommation et la production responsables et de l’objectif 14 sur la préservation des Océans.  Le passage à ces économies nouvelles est ainsi appelé à contribuer de façon grandissante à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté tout en permettant l’adoption d’une gestion plus responsable de l'environnement et de l’Océan.

D'importants défis restent à relever afin de tirer parti de ces nouvelles économies, quels que soient leurs couleurs. Un des prérequis essentiels pour atteindre cet objectif est la protection de l’environnement et l’utilisation durable des ressources naturelles et du capital naturel.

J’en appelle ainsi à la coopération de tous les Etats membres de la Francophonie pour soutenir et favoriser l’émergence des initiatives tendant à l’exploitation rationnelle des ressources naturelles, source de croissance inépuisable pour les pays et les populations.

Mesdames et Messieurs,

Je reste persuadé que pour pouvoir bénéficier des effets attendus de la transition vers une économie bleue et verte, nous nous devons d’inclure une diversification accrue de l'économie, la création d'emplois, l'accroissement des revenus d'exportation, la réduction de la pauvreté ainsi qu'une plus grande équité sociale et une meilleure protection de l'environnement. J’exhorte ainsi toutes les parties prenantes et plus particulièrement l’OIF à mieux cibler les investissements pour rendre plus écologique les secteurs de l'économie.

Avant de terminer mes propos, j’aimerais souligner que cette Conférence nous permettra d’assurer le suivi des engagements d’Antananarivo mais surtout d’envisager les moyens concrets de mettre efficacement en œuvre ces engagements politiques qui nous lient ensemble. L’évolution de la situation politique, sécuritaire et économique dans l’espace francophone ont donné raison à notre soif d’une Francophonie toujours plus solidaire, cohérente et réactive face aux défis de la démocratie, de l’insécurité, du changement climatique, et du développement durable dont le message est inlassablement porté au monde entier par son Secrétaire Générale.

Avant d’entamer nos travaux, je voudrais vous rappeler que, suivant l’usage, le bureau de la Conférence installé, sous la présidence de Madagascar, lors de notre session d’Antananarivo est reconduit. Les Vice-présidents sont ainsi la Guinée et la Roumanie. La Belgique, qui assume la responsabilité de Rapporteur général, nous restituera demain, à la fin de la Conférence, les principales décisions de nos travaux.

Sur ce je déclare ouvert notre 34ème Conférence Ministérielle !

Je vous remercie 

   Discours du Ministre des affaires étrangères de la République de Madagascar pendant l'ouverture des travaux du 34ème session de la Conférence Ministérielle de La Francophonie